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La rencontre de l'art et de la science

Du 21 juin 2026
au 13 septembre 2026

Observatoire Cantonal

Neuchâtel

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Le pavillon Hirsch, lieu de rencontre entre science et art

L'Observatoire cantonal de Neuchâtel a donné l’heure exacte à la Suisse, notamment sur les ondes radiophoniques des trois antennes nationales (Beromünster, Sottens et Monte Ceneri) de 1930  jusqu’en 2001 s’inscrivant ainsi dans la mémoire des Suisses.

En 1858 l’Etat de Neuchâtel fonde un observatoire pour soutenir l’industrie horlogère à travers la certification des chronomètres et la distribution de l’heure aux localités horlogères. En 1860, l’Observatoire cantonal de Neuchâtel, installé sur la colline du Mail, est entièrement fonctionnel. Le bâtiment orienté dans un axe est/ouest - en contradiction avec la disposition de la ville – rend possible la pratique de l’astronomie méridienne qui requiert d’observer le passage d’astres sur le plan méridien (la longitude locale ou un axe nord-sud).

En 2007, l’Observatoire cantonal de Neuchâtel est fermé. Des héritiers ont pris le relais de ses missions; l’Institut fédéral de métrologie (METAS) donne l’heure exacte en Suisse et en est le garant, le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) pratique la recherche appliquée et le Laboratoire de temps-fréquence de l’Université de Neuchâtel effectue de la recherche fondamentale.

D’abord basée sur l’astronomie de position, la détermination de l’heure requiert des instruments scientifiques de premier plan. C’est le cas du cercle méridien Ertel & Sohn choisi par Adolphe Hirsch, premier directeur de l’Observatoire. Ce jeune astronome et géodésien d’origine germanique, sans poste fixe à son arrivée à Neuchâtel, est l’acteur principal qui permit durant les 43 ans de sa carrière à l’Observatoire de faire figurer celui-ci au plus haut niveau. Hirsch est une figure mondiale de la métrologie et un organisateur des sciences à l’échelle internationale.

Décédé en 1901, Hirsch lègue la quasi-totalité de sa fortune à l’État de Neuchâtel pour développer les missions scientifiques de l’Observatoire, en particulier l’astrophysique. Le pavillon qui porte son nom est érigé grâce à cet important legs. C’est donc, juste honneur, que l’exposition dédiée à l’Observatoire cantonal de Neuchâtel est présentée dans le pavillon Hirsch inauguré en 1912.

Témoin majeur de l’Art nouveau neuchâtelois, dit Style sapin, ce bâtiment est conçu dans la perspective des travaux scientifiques qui doivent être conduits en parallèle de ceux menés dans le bâtiment principal. Il est doté d’un triple réfracteur « Zeiss », marquant le développement de l’astrophysique, et d’un sismographe (conçu par Carl Mainka). Ce dernier est remplacé en 1928 par un sismographe conçu d’après le système d’Alfred de Quervain et d’Auguste Piccard. L’installation de celui-ci a même nécessité d’excaver plus profondément les fondations du bâtiment.

Le parcours dans le parc du site permet de découvrir les différents bâtiments et leurs rôles dans le développement de l’Observatoire ainsi que les tâches essentielles auxquelles se sont consacrés les sept directeurs de ce lieu emblématique.

Dans le pavillon Hirsch, joyau de l’Art nouveau Style sapin, dont le hall d’entrée réalisé sous la direction de Charles L’Eplattenier au Cours supérieur des Ateliers d’art réunis est une œuvre totale, l’exposition entraîne le public à la découverte de l'ensemble des locaux et à la compréhension des activités menées dans un observatoire astronomique.
 

Sous la coupole, un triple réfracteur, spécialement conçu par la maison Carl Zeiss de Iena, est installé en 1911 déjà. Dans les locaux annexes, tout  évoque le travail minutieux que cela implique; du développement des plaques photographiques à la mesure de la position des étoiles grâce à un stéréo-comparateur, le parcours permet de comprendre l’ampleur du travail des astronomes.

En pénétrant dans le sous-sol du bâtiment, on comprend l’importance de la stabilité nécessaire aux instruments pour limiter au maximum les perturbations liées aux vibrations et au déplacement terrestre: qui mieux que l’imposant sismographe conçu par Alfred de Quervain et Auguste Piccard  pour en témoigner? Il en va de même dans la salle des pendules fondamentales, dont les modèles successifs ont été garants de la conservation précise de l’heure.

L'exposition entend fournir les explications nécessaires à la compréhension de ce lieu capital qui a permis à l’industrie horlogère neuchâteloise de se forger une réputation de haute précision notamment par la présentation des différentes chaînes opératoires de l’institution qui permettent de comprendre l’évolution de la mesure du temps, passant de la détermination de l’heure, à sa conservation et à sa transmission.

Tarifs

Adultes : CHF 12.-

Etudiants avec carte jusqu'à 25 ans et rentiers/ AVS : CHF 10.-

Enfants : gratuit jusqu’à 16 ans

Visites commentées : CHF 120.- + CHF 10.- par personnes participantes sur réservation préalable obs@etoiles-aux-atomes.ch

Une remise de CHF 2.– est appliquée sur présentation d’un billet valable provenant d’un des trois autres sites.

Horaires

Mercredi après-midi : de 14h à 18h

Samedi et dimanche : de 10h à 18h. 

Commissariat et conception 

Nicole Bosshart Julien Gressot Romain Jeanneret
en collaboration avec l’Institut d’histoire (UniNE), la HE-Arc conservation-restauration, l’État de Neuchâtel (Office cantonal du patrimoine bâti et immatériel et du Service des Bâtiments) et du Musée EspaceTemps.

Conférences

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